Apres plusieurs semaines de réflexion autour d’un voyage tropical, nous choisissons donc le CAP VERT, destination tant convoitée par notre communauté.
Nous avons la chance immense d’être reçu par Alain Hurtebize, le meilleur guide de chasse du cap vert. Nous découvrirons un homme extraordinaire par la suite….
22 juin, ca y est, c’est le départ. L’excitation est maximum pour nous trois. Dans l’avion on se fait déjà des films sur ce que nous allons découvrir et les futures rencontres sous marine !
Mais le voyage sera surement long, deux avions à prendre, cela nous prendra 3 jours pour arriver sur notre iles dans le meilleur des cas.
Arrivée à Praia, la chaleur est au rdv, presque étouffante, mais heureusement il y a souvent du vent sur l’archipel. On respire un peu.
Premier contact avec les capverdiens, populations pauvres, très pauvres.
Les 2 premiers jours seront destinée aux visites, le temps de se familiariser à la vie en Afrique, le décalage est impressionnant, presqu’un choc pour des occidentaux.
Nous sommes pris en charge par un collaborateur d’Alain un dénommé Lino, chargé de nous rendre la vie plus facile sur place.
Bon Praia, c’est la capitale, donc on doit faire attention, certains endroits sont à éviter, Lino se chargera de nous donner les coins ou un européens doit faire attention.
Apres deux jours d’attente, nous partons pour prendre notre deuxième avion, enfin la chasse va commencer, on est impatient de découvrir cette ile paradisiaque.
Et Hope on débarque à l’aéroport, et en arrivant, sensation bizarre, pas grand monde dans le hall, bon on présente nos billets, on nous regarde bizarrement !
« Avion parti », quoi !!!
Les ennuis commencent, on m’avait dit que les compagnies africaines avaient du mal à tenir leur horaires mais le CAP VERT a une particularité, c’est que les avions partent en avance (3 h avant)
et bien sur sans prévenir…
Prochain avion dans 3 jours, et pour une durée de vols de 8 min, ca énerve un peu !
Bon après un peu de patience nous arrivons enfin :
Maio, petite, très petite iles, grande plage de sable blanc, eaux turquoises.
1er jours, le temps est gris, presque toujours gris avec quelques éclaircis, temps mieux car déjà la chaleur est présente, à la moindre apparition du soleil on cuit dans le bateau. Du vent
souvent présent ici, ça rafraichi lol.
On commencera sur des tombants qui remontent à 12-15m, et chute à 30m, on voit le fond….pourtant mauvaise visi selon les habitués….
Apres ce petit échauffement ou quelques petits poissons seront fait, bonite, garoupe, petits poissons de roche que les capverdiens adorent:
Nous partons enfin pour le large.
On sort la grosse artillerie, fusils bois 120-130, gros moulinets, flasher, ça rigole pas, question matos faut être au clair, la moindre erreur et tout ce complique, casse, perte du poisson ou danger pour le chasseur.
Briefing de la part d’Alain, technique (attention au démarrage des gros poissons), vous allez avoir l’impression d’être tracté par un zodiac les gars !!
Bon ok !!
Dernier point de la part du guide, les requins, on ne prend pas le poisson à pleines mains, on le tient à distance, sinon risque d’être confondu par des grosses bêtes et donc très dangereux, la
pression monte lol
Bref nous voila dans l’eau, 30 m de visi, bleu de chez bleu, les descentes se font le long du flasher, perturbant cette couleur, tout est bleu, en bas on en oublierait où est la surface.
Apres quelques descentes, ça y est, les thazards apparaissent, curieux mais méfiants,
Les premiers tirent sont mauvais, bonne trajectoire, mais problème de distance, et oui avec cette visi on a tendance à croire que l’on tire le poisson à 3 m alors qu’il est à 10m.
Mais j’arriverai à tirer le premier spécimen aux alentours des 15m, je regarde à peine une seconde le poisson démarrer, et je vois déjà mon moulinet de 100 m vide !!
Crac petite partie de ski nautique, je me fais embarquer plusieurs fois entre 0 et 5m de fond, une force incroyable pour un poisson de 15kg.
Sensation extraordinaire que de livrer un combat comme celui-ci, combat physique, travail d’équipe, les copains viennent m’aider pour remonter le poisson, plus l’obligation presque systématique de doubler, voir tripler la prise, pour ainsi limiter les risques de perdre le poisson mais aussi de ne pas éveiller la curiosité des requins.
Julien fera le sien peu de temps après, séché net, pas un bruit travail de pro lol
Phil aura moins de chance dans le bleu. Par contre, il sortira une carpe rouge énorme en fin de sortie.
Une prise qui sollicitera trois personnes pour en venir à bout, avec une flèche en mille morceaux !
Les sorties s’enchainent, nous ferons en tout 8 chasses de folies.
Loin d’être facile, le poisson était difficile, des conditions dures, vents, courants puissants, houles etc.…donc une bonne condition physique est un plus pour profiter.
Mais le plaisir a été d’autant plus fort que chaque poisson fut mérité.
Sans compter les rencontres improbables, dauphins, requins, thons, tortues, le plus beau sera dans le bleu, lors d’un agachon pour moi et d’une recup pour juju, une raie mantat fait son
apparition.
Intriguer par notre présence, elle est venue à notre contact, un virage autour du groupe.
J’entends notre guide chasse « Wally » hurler en surface »shoot shoot la raie », quoi tirer la raie ??, ouf c’était pour Phil qui avait la camera lol, de belles images seront prises.
Et Hope la bête reprend la direction de profondeurs bleues… un moment mémorable !
D’autres prises plus belles les unes que les autres seront réalisées, carangues, mérous, liche, banc de thons, bonite, etc.…
Par contre Phil gardera un gout amère d’avoir manqué une liche qui d’après Wally devait faire pas loin de 30kg.
Le problème de Phil fut une mauvaise vérification de son montage.
Dommage, vu de la surface le tire était parfait, à bout portant.
Les deux liches de belles tailles viennent sur lui, intriguées par le flasher, je vois Phil tendre son bras, c’est bon il va tirer !
Je vois les 2 sandows partir, la liche est traversée par la pointe détachable, et elle démarre, fort très fort. Mais le fils du riffe s’emmêle au tour des sandows, Philippe bride mais trop de puissance au bout, l’émerillon spécial gros explose littéralement….dure de blesser mortellement un animal si beau.
Bref que de souvenirs, je pourrais continuer à raconter chaque scènes, car beaucoup méritent un récit mais je n’ai malheureusement pas le talent de les raconter en écriture (ca deviendrait dure
pour touts le monde lol).
Voila, nous avons fait aussi des vidéos HD, on est un peu déçu car on n’a pas pu filmer tout ce que l’on voulait, les conditions et l’organisation ne l’ont pas permis…
Je mettrai le lien dès que la vidéo sera disponile !
A bientôt à tous
Seb
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Bonne continuation, je repasserais pour finir d'admirer tout ça !
.... et surtout un coucou à Mathias, qui me reconnaitra !